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PROGRESSION DES RECHERCHES ARCHEOLOGIQUES SUR LES HAUTES CHAUMES
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04 mai 2018 (à 20:00)
Automne 2016 - Début de la recherche avec un point de repère assez vague : l’Oule. S’agissait-il de l’Oule haute ou  de  l’Oule  basse ?  La  présence  des  chasseurs  sur l’Oule  basse  fait  opter  pour  la  zone  haute  non  boisée.
L’exploration du vallon sur ses deux rives puis du Puy de Pégrol ne donne rien. La tourbière de l’Oule semble dangereuse et peu appropriée pour y planter des bornes. Finalement, c’est la borne déjà connue et située presqu’à l’angle formé entre le GR3 et le chemin des Supeyres qui va donner l’axe à suivre. En direction du sud, deux autres
bornes debout sont repérées, par la suite nous saurons qu’il s’agit des bornes 11 et 9. Ce sera tout pour cette fin de premier jour.   
 
  Une deuxième sortie permettra de remonter au départ du schéma et à son amoncellement de rochers. La première borne est couchée à l’ombre d’un sorbier puis, en revenant vers le nord, sept autres bornes sont identifiées debout  ou  couchées.  Mais  il  reste  beaucoup  de  questions :  pas  d’inscription  BD,  une  seule  croix  repérée,  la
description « debout, couchée » ne colle pas avec le schéma et il manque au moins quatre bornes du secteur de l’Oule. L’arrivée de l’hiver interrompt les équipées sur les Hautes Chaumes.
 
Les arcanes de la toponymie - Au printemps 2017, nous parlons de ces bornes aux participants du GRAHLF (Groupe de Recherches Archéologiques et Historique du Livradois Forez) très présents sur les prospections. Ils connaissent déjà ces bornes puisqu’elles se situent sur leur territoire. En Auvergne, elles ont été repérées comme
étant sans doute des bornes de guidage. Nous leur expliquons d’où peut provenir l’expression « Bornes de la Bénisson  Dieu »  du  côté  Forézien.  La  Donation  d’Hugues  d’Ecotay  de  1209  mentionne  en  effet  l’octroi  des pâturages d’Eglisolles à l’abbaye. Eglisolles est loin mais le texte mentionne comme limite à cette donation la rivière
de  l’Ance  et  le  Puy  Gros  et  surtout  ce  territoire  touche  celui  de  Garnier  donné  par  Guy  II  quelques  années auparavant (Charte de 1201, c’est Guy III qui confirme la donation de son père).  
 
 
M me  Simon  de  Saint-Bonnet-le-Courreau  nous  a  donné  grâce  à  son  patois  maternel  la  dénomination actuelle du Puy Gros : Pey Gros devenu Pégrol. Le toponyme Peu Gros apparaît d’ailleurs dans des documents moins anciens. Nous savons aussi que l’acte de partage de Garnier mentionne le Puy Gros ainsi que la charte de
1274 dont nous ne possédons qu’une copie. Jean-Claude Fayard s’est lui-même inspiré de cette charte perdue, qu’il date de 1279, pour proposer l’idée que les bornes aient pu constituer un bornage-limite des biens de La Bénisson-Dieu sur ce secteur appartenant à présent à la commune de Valcivières.  
 
Nos amis auvergnats ont des avis variés. Le toponyme « Pégrol » peut venir de l’occitan « peyrol » qui signifie marmite, zone creuse correspondant aux tourbières des sources de l’Ance, l’équivalent forézien étant l’Oule qui signifie  aussi  marmite.  Mais  d’autres  ont  bien  trouvé  des  traces  de  ces  pâturages  d’Eglisolles  situés  sur  la
montagne. On peut se demander si les deux toponymes n’ont pas existé, mais lorsque l’IGN a pris les choses en main, le nom Puy Gros a disparu car il existe un autre Puy gros au nord du Col du Béal. Pégrol a été étendu du secteur des jasserie et ses zones humides vers le sommet voisin : l’ancien Puy Gros des Chartes.  
 
  Pour compléter le tout, notons que le Puy Gros du partage de la jasserie de Garnier en 1898, désigne visiblement la cote sans nom actuellement 1431 m qui domine le domaine partagé. Faute de certitude sur les origines de ces toponymes, nous décidons de nous retrouver aux Supeyres le samedi 26 mai 2017 en début
d’après-midi, hors du calendrier officiel de prospections, pour chercher ensemble ces bornes.  
 
  Pour ne pas perturber les éventuels amateurs de randonnée-découverte sur les lieux, nous garderons la numérotation de Jean-Claude Fayard (n°1 à n°15) en partant du sud sur le plateau des Egaux.
 
1305